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400 000 € investis dans les matériaux composites à l'Université de Bretagne sud

News International-French

22 Jan 2013

Dans un contexte d'austérité budgétaire, l'UBS (Université de Bretagne sud) repart à l'offensive en investissant 400.000€ dans la recherche sur les matériaux composites et en créant huit postes, dont six d'enseignants.

Des décisions qui découlent du vote du budget 2013 (73,5M€), hier soir. Tout n'est pas rose. Loin de là. Une fois encore, la gouvernance a dû puiser 300.000 € sur son fonds de roulement (ses réserves) pour équilibrer le budget de l'établissement. «On avait déjà beaucoup donné en 2012», rappelle le président de l'UBS, faisant ainsi allusion au gel des postes et des services. Mais le budget offre, cette fois, quelques marges de manoeuvre.

Huit postes dont six d'enseignants

À commencer par la création de huit postes sur les quinze affectés par le ministère. En clair, tout ne sera pas englouti pour colmater les brèches. Six postes d'enseignants seront dédiés au cycle licence (IUT, UFR, école d'ingénieur...). Deux autres postes animeront des missions de soutien à l'innovation pédagogique. L'université, autonome, doit investir. Le message a été entendu par les instances de l'UBS qui ont voté un investissement de 400.000 € dans la création d'un plateau technique pour les matériaux composites (2M€ au total). Le site devrait éclore face à la pépinière d'entreprise de Soye, à Ploemeur (56). «C'est un rapprochement entre l'entreprise et la recherche». À la clé, des transferts de technologies et des contrats.



Transferts de technologie

L'ambition de l'UBS ne s'arrête pas là. Jeudi à Rennes, l'université a signé deux «accords majeurs» avec des sociétés (SATT et Transbrevets) spécialisées dans les transferts de technologie. «On va ainsi valoriser des brevets et les commercialiser tout en diversifiant les sources de financement». Reste à contenir les dépenses, alimentées pour partie par l'effet mécanique du Glissement vieillesse technicité (les progressions de carrière). La facture, «mal compensée par l'État», est évaluée cette année à400.000 €. «Il y a des efforts supplémentaires à fournir», annonce Jean Peeters qui attend avec impatience les effets des lois sur l'université et sur la décentralisation, promises en 2013.

 

Plus d'informations: www.univ-ubs.fr

Source : Le Telegramme