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Coup d’envoi d’une concertation nationale en vue de la création d’un Ordre des Ingénieurs

News International-French

21 Mar 2013

Afin de participer au redressement productif de la France, Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) lançait le 18 mars 2013 la première Journée Nationale de l’Ingénieur. L’angle choisi pour cet évènement a été de développer l’esprit d’entreprenariat chez les ingénieurs, l’objectif visé étant de doubler la mise avec 8% d’ingénieurs entrepreneurs en 2020.

De plus, afin de mieux protéger le public et pour que les ingénieurs défendent tous les mêmes valeurs, une concertation nationale autour de la création d’un Ordre des Ingénieurs a été lancée sur 2013, avec des premières conclusions partagées lors de la 2ème Journée Nationale de l’Ingénieur prévue le jeudi 3 avril 2014.

1ère Journée Nationale de l’Ingénieur : un bilan chiffré
Cette première Journée Nationale de l’Ingénieur avait pour objectifs de renforcer le sentiment d’appartenance et la fierté d’être ingénieur, de promouvoir le métier pour susciter des vocations et de participer au combat pour la réindustrialisation.
Plus de 10 000 personnes ont visité en quelques jours le site dédié (www.iesf-jni.org) et plus de 2000 participants se sont inscrits aux rencontres qui se sont déroulées à Paris et dans 12 grandes villes de France. Ces chiffres encourageants reflètent l’enthousiasme suscité par l’initiative d’Ingénieurs et Scientifiques de France qui a vocation à se répéter d’année en année, ainsi que la volonté des ingénieurs, de leurs associations et de leurs écoles de prendre leur part au rebond du pays. Un des points d’orgue de cette journée a été le témoignage de François Gabart, ingénieur diplômé de l’INSA Lyon et vainqueur du Vendée Globe, qui a vanté avec intelligence et passion l’avantage d’être ingénieur dans son aventure de marin.

Zoom sur les Ingénieurs entrepreneurs : objectif 8% en 2020
Le thème choisi pour cette 1ère journée était celui de l’ingénieur entrepreneur. Si l’on compare la France aux autres grands pays industrialisés, elle n’a que 4% d’ingénieurs indépendants contre 17% de « self employed » aux États-Unis, 25% en Grande-Bretagne et 28% en Italie, ces deux derniers chiffres étant en croissance régulière.
L’objectif est de doubler la mise d’ici 2020, avec 5.000 ingénieurs entrepreneurs de plus chaque année, soit une proportion de 8% d’ingénieurs entrepreneurs contre les 4% d’aujourd’hui.
Les perspectives sont plutôt encourageantes pour l’avenir, avec une volonté d’entreprendre très présente chez les jeunes ingénieurs : chez les moins de 30 ans, 1 ingénieur sur 4 dit avoir en tête un projet d’entreprise. On voit apparaitre des groupes d’entrepreneurs et de business angels dans les associations, et des incubateurs dans les écoles. Il ne reste plus qu’à y associer les industriels pour former un trépied solide sur lequel pourront reposer des formations encore améliorées, des contrats de recherche et des stages, y compris dans les PME/PMI.

Vers un Ordre des ingénieurs ?
Les ingénieurs sont de plus en plus impliqués dans chaque grand chantier national avec des incidences scientifiques, technologiques ou industrielles, qu’il s’agisse d’énergie, de transport, d’habitat, d’environnement, de climat ou d’alimentation. La mission primordiale des ingénieurs devient l’obligation de s’interroger sur le meilleur moyen de protéger le public et la société tout en les servant du mieux possible.
Plus que jamais il est donc nécessaire de préserver et de développer la compétence, de protéger le diplôme et pourquoi pas le titre d’ingénieur, d’établir une déontologie, voire même peut-être d’aller vers une réglementation de cette profession.
Ingénieurs et Scientifiques de France a donc décidé de lancer une consultation nationale autour de la création d’un Ordre des Ingénieurs tout au long de l’année 2013, un premier point étant fait lors de la 2ème Journée de l’Ingénieur prévue le jeudi 3 avril 2014.    

 

Plus d'information: www.iesf-jni.org