You are here

Elimination de bulles d'air dans une pièce en composite

News International-French

12 May 2016

Lors des essais prototypes du dériveur Outsider, l’équipe d’Ingénierie et de la Qualité de Roski Composites s’est aperçue d’une problématique dans deux pièces de l’embarcation, soit dans le safran et dans la dérive, deux pièces moulées en fibre de verre à partir du procédé de moulage par transfert de résine, le RTM.

Le problème avec ces deux pièces moulées avec une méthode innovante et exclusives à Roski, c’est qu’elles comportaient un nombre élevé de petites bulles d’air qui, pour certains fabricants, pourraient les satisfaire, mais qui assurément, excédaient le barème de qualité dont s’est dotée Roski au fil des ans.

Problème de poches d’air dans le moulage
À cette étape de l’aventure, le problème était mineur, puisqu’il s’agissait de tests préliminaires sans incidence directe sur le consommateur. Mais il fallait trouver une solution, car les poches d’air affaiblissaient, au fil des années, les pièces et leur présence était loin de convenir aux standards de qualité de Roski.

La méthode Taguchi
Pour régler le problème des bulles d’air, l’équipe d’Ingénierie et de la Qualité de Roski a suivi des méthodes d’analyse et tenu compte de dizaines de paramètres en jeu, tels que la vitesse/pression d’injection, la température de la résine, des types de moules, de la géométrie de la pièce, l’orientation du moule, le taux de vide à appliquer au moule, etc.

Plutôt que de réaliser des tests par essai/erreur, qui aux premiers abords donnent une impression de rapidité, souvent fausse, l’équipe s’est alors tournée vers la célèbre méthode structurée de résolution de problème Taguchi.

La méthode Taguchi, inventée par Gen’ichi Taguchi, est une méthode statistique pour réaliser des plans d’expérience. Appliquée dans l’industrie, cette méthode se concentre avant tout à minimiser les variations autour de la valeur de consigne. L’objectif est d’obtenir des produits, processus et systèmes aussi robustes et insensibles aux perturbations externes que possible. Elle permet, par exemple, de faire huit essais distincts et contrôlés, en modifiant tout à la fois plusieurs paramètres. La table de résultat générée permet ensuite l’analyse des huit essais en fonction de critères de qualité.

Des plans d’essai/expérimentation avec la méthode Taguchi ont donc été faits sur le safran et la dérive problématiques de Roski. Cela a permis d’établir des paramètres de production idéaux pour les opérations de moulage et de trouver des réponses pour obtenir des résultats de qualité.

Grâce à la méthode Taguchi, les bons paramètres à utiliser ont été ciblés, puis «programmés» en vue de reproduire les mêmes résultats de pièces en pièces.

Plus d'informations: www.roski.com