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Kaïros fabrique des surfs en matériaux bio composites

News International-French

11 Jul 2012

Chez Kaïros à Concarneau, l'entreprise de Roland Jourdain, une petite équipe travaille sur la production de surfs et de paddles en matériaux bio composites. Huit prototypes voguent déjà sur l'eau.

Des planches de surf recouvertes de fibre de lin, des plaques de lièges pour l'anti-dérapant, une pagaie construite avec du bambou du Pays bigouden... Voilà en bref, les nouveaux jouets qui sortent des ateliers de Kaïros. Ludovic Bosser est préparateur de bateau de courses pour Roland Jourdain depuis 2007. « Jusqu'à présent, j'étais plutôt branché carbone », avoue-t-il.

 

Mais tout comme Roland Jourdain, il se pose depuis longtemps des questions sur l'environnement. « J'en ai parlé à Roland, il m'a dit banco pour travailler là-dessus. » Emmanuel Poisson, 27 ans, diplômé d'une école d'ingénieur en agronomie et en agriculture, est venu faire un stage chez Kaïros. « Ses compétences dans le domaine nous ont intéressés, on l'a embauché. »

 

Agréable à travailler

« L'éco-conception, ce n'est pas du tout-bio absolument ! » résume Ludovic. « En fait, on se pose trois questions essentielles : l'impact de la fabrication sur l'environnement et sur la santé, la mise en oeuvre du produit et sa fin de vie. »

 

Pour la fabrication des surfs, Kaïros se fournit par exemple en polystyrène, dans une entreprise du Morbihan, à Nostang, qui les usinent sur place. « Pas question de le faire venir d'Australie ou d'Afrique du sud. » Contrairement aux idées reçues,ce matériel n'est pas plus polluant que le carton. « En fait, la filière de recyclage est très bien organisée dans le secteur et elle est très efficace. »

 

Pour couvrir le polystyrène, Ludovic et Emmanuel utilisent de la fibre de lin. « C'est très agréable à travailler, contrairement à la fibre de carbone. » Le tout donne des couleurs très naturelles.

Ludovic et Emmanuel travaillent en partenariat avec l'Université de Bretagne sud et le laboratoire Ifremer. Des tests de résistance sont effectués en laboratoire. « Nous prêtons également les planches aux coureurs pour qu'ils nous apportent un retour. » Les prix restent corrects. « Ce n'est pas parce qu'on fabrique vert, qu'on doit être plus cher et moins compétitif. »

Le prochain objectif est d'essayer de développer ce concept dans les bateaux. Le projet avance même si rien n'est encore concret.

 

Source Ouest-France