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L’aviation générale et d’affaires en France représenterait plus de 4 milliards d’euros d’impact économique

News International-French

11 Oct 2013

Selon la Fédération Nationale de l'Aviation Marchande, ce total cumulé au transport aérien commercial représenterait un impact économique global de plus de 70 milliards d’euros.

Françoise Horiot, Présidente de la Commission aviation générale et d’affaires de la FNAM, en présence d’Alain Battisti, nouvellement nommé à la présidence de la FNAM, a présenté les résultats de la première étude réalisée sur les impacts socio‐économiques de l’aviation générale et d’affaires en France*.

Il s’agit de la première étude nationale (France métropolitaine uniquement) réalisée sur le sujet à la demande de la DGAC. Lancée en 2011 par la Commission aviation générale et d’affaires de la FNAM, elle rassemble les données économiques 2010 du secteur. L’industrie étant très fragmentée, il aura fallu 2 ans pour regrouper l’ensemble des éléments. La Commission Européenne a souhaité recevoir cette étude qui est une première en Europe.

Cette étude (hors construction aérienne) vient démontrer que l’aviation générale et d’affaires pèse favorablement sur le secteur économique et social en France :

  • près de 1.9 million d’heures de vol par an (contre 1.1 million d’heures pour le transport aérien commercial)
  • 91% des aéronefs immatriculés en France appartiennent à l’aviation générale (soit 9% pour le reste de l’aviation)
  • plus de 2 milliards d’euros de production cumulée et 9 650 emplois directs
  • plus de 4 milliards d’euros d’impact économique totaux et 20 900 emplois totaux, la plupart en région, attachés aux territoires.

Françoise Horiot, Présidente de la Commission aviation générale et d’affaires de la FNAM précise: «Ces chiffres ne doivent masquer ni les difficultés, ni les challenges à affronter dans les prochaines années. Les défis sont économiques – la croissance, la compétitivité – mais aussi et surtout réglementaires. A l’heure de l’EASA et de l’harmonisation des règles européennes, nous devons faire de l’approche française un atout. »

Alain Battisti, Président de la FNAM ajoute: « Le rapport Claude Abraham a récemment démontré les difficultés rencontrées par notre secteur et les risques auxquels nous devrons faire face dans le futur, notamment un déficit de compétitivité qui hypothèque l’avenir de notre industrie. Le poids du transport aérien en France (aviation générale et d’affaires et transport aérien commercial) représente un impact économique global de plus de 70 milliards d’euros. Dans ce contexte, cette étude vient soutenir nos efforts pour la promotion et la défense de nos entreprises basées en France dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux. Le transport aérien français est en déclin et les défis que nous avons aujourd’hui à relever ensemble sont immenses.”

De nombreux acteurs du secteur, professionnels et associatifs, ont ainsi contribué à établir une approche qualitative et quantitative spécifique de l’aviation générale et d’affaires basées en France. L’aviation générale et d’affaires contribue à l’activité économique de l’aviation commerciale. Elle garde un rôle majeur dans le maintien des services aux populations et dans le développement des territoires locaux. Véritable réservoir des futurs professionnels du milieu aérien, elle génère un engouement (notamment auprès des jeunes) grâce aux formations et activités proposées par les aéroclubs.

La FNAM a ainsi joué un rôle majeur dans l’élaboration de cette étude. Trois axes ont été mis en exergue pour favoriser le développement de l’aviation générale et d’affaires en France :

1) Simplifier le cadre réglementaire
pour préserver la compétitivité de l’exploitation des aéronefs immatriculés en France

  • en s’appuyant sur le ‘level‐playing field’ de la réglementation européenne de l’EASA et en supprimant les surcouches nationales
  • en s’assurant qu’un même cadre réglementaire compétitif par rapport aux autres régions du monde s’applique à tous
  • en recherchant la meilleure efficacité « coût/bénéfice » du cadre réglementaire
  • en renforçant le rôle de sponsor de la DGAC sur la scène européenne, pour la défense des intérêts nationaux

2) Garantir la viabilité économique des activités

  • en promouvant une meilleure visibilité du secteur, de ses impacts socio-économiques, auprès du grand public et des politiques
  • en soutenant, au juste poids de ses retombées dans les territoires, un secteur d’activité à l’importance sous‐estimée
  • en harmonisant les dispositions fiscales pour éviter les distorsions de concurrence par rapport aux opérateurs étrangers présents sur le territoire

3) Préserver les infrastructures aéronautiques qui sont les atouts de nos régions

  • en favorisant l’acceptabilité des activités de l’aviation générale et d’affaires au travers d’une politique de développement responsable
  • en développant des projets éducatifs et culturels sur les bases aéronautiques

* L’aviation générale et d’affaires se définit comme toute forme d’aviation à l’exclusion des activités militaires et des activités de transport aérien commercial

A propos de la FNAM :
La FNAM est la principale organisation professionnelle du secteur aérien. Au travers de 8 groupements professionnels, elle représente plus de 370 entreprises et fédère 9 métiers : le transport de passagers et l’aviation d’affaires, le taxi aérien, le transport par hélicoptères, le transport de fret, la maintenance aéronautique, les services aéroportuaires, le travail aérien, les écoles de formation. 80% de la flotte et des activités du secteur sont représentés au sein de la FNAM.

Plus d'informations: www.fnam.fr