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L’industrie des plastiques et des composites vers les business du futur et une croissance décarbonée

News International-French

22 Oct 2015

A l’occasion de la parution du Panorama de la Plasturgie 2015, la Fédération de la Plasturgie et des Composites démontre le fort potentiel de croissance des industriels du secteur et approfondit son engagement dans une démarche éco-responsable.

Avec ses 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la plasturgie recrute (+24% de besoins exprimés en 2015) et attire de plus en plus les jeunes (+8% d’élèves en 2014). De plus, la recherche augmente à une vitesse soutenue. Sur les 5 dernières années, 7% des brevets plastiques et composites déposés dans le monde sont français et près de 450 thèses ont été validées. La plasturgie est donc au carrefour des technologies innovantes (impression 3D, plastronique, objets connectés, intégration de fonctions…) qui feront les business du futur!

Les business du futur, une perspective de croissance pour les professionnels de la plasturgie et des composites
Technologies de fabrication additive, matériaux auto-réparants, intégration de fonctions dans les matériaux… Autant de nouvelles technologies qui modifient les modes de production, l’offre, et contribuent à élargir le périmètre de la plasturgie et des composites!

«Le secteur de la plasturgie est un multiplicateur de croissance: 80% de sa production est intégrée dans les autres secteurs de l’économie française. Nos indicateurs montrent ainsi qu’1 € de CA supplémentaire pour la plasturgie, correspond à +2,27 € de CA pour l’économie française. Avec l’augmentation de l’utilisation de matériaux plastiques et composites, les business du futur concernent en premier lieu les plasturgistes» explique Florence Poivey, Présidente de la Fédération.

2016: un plan d’action pour augmenter la consommation de matières recyclées
Alors que la France est un des leaders mondiaux des technologies de collecte, tri et recyclage, la Fédération souhaite prendre un rôle grandissant dans l’accompagnement des industriels afin qu’ils augmentent de façon significative leur consommation de matières recyclées. A l’horizon 2022, 75% des emballages plastiques seront triés, puis recyclés. Avec l’augmentation de matières recyclées, l’éco-conception doit se développer. C’est pourquoi, la Fédération lance une étude pour identifier les leviers d’un plan d’action qui sera présenté courant 2016.

«1 tonne de matière issue du recyclage représente une économie de CO2 de l’ordre de 2 à 3 tonnes dans la fabrication des objets plastiques. Quand on sait que pour la plupart des plastiques, les coûts sont inférieurs de 10 à 20% par rapport à la matière vierge, nous devons inciter les plasturgistes à éco-concevoir avec des plastiques recyclés, comme le font déjà leurs concurrents européens. L’industrie du recyclage constitue un soutien à la compétitivité de la plasturgie. Nous pouvons dépasser les objectifs fixés par la loi de transition énergétique, il faut s’appuyer sur la valeur des plastiques et être ambitieux car une croissance décarbonée est possible» indique Sébastien Petithuguenin, Vice-Président Développement Durable de la Fédération.

La Fédération milite pour une évolution réglementaire et une fiscalité efficace et responsable pour pousser les industriels à incorporer davantage de matière recyclée et prendre en compte la valeur matière des plastiques.

Oser la production éco-responsable
Afin de favoriser une production éco-responsable, la Fédération s’est engagée dans un partenariat pour accompagner les plasturgistes dans leur démarche d’investissement. «Moderniser ses équipements de production, c’est possible, grâce au dispositif CEE (certificats d’économies d’énergies) auquel nous apportons notre soutien depuis plusieurs années. Jusqu’à présent, l’opération a été un véritable succès, puisque plus d’un tiers des nouvelles presses à injecter achetées sont électriques.» soutient Florence Poivey.

Au total, ce sont 22 équipements qui sont concernés. La Fédération a mis en place Optigie, un outil pour que les plasturgistes puissent les identifier et bénéficier du dispositif.

Sébastien Petithuguenin ajoute: «Les nouvelles presses à injecter électriques ou hybrides, comparées à une presse hydraulique, allègent la facture énergétique de 50% sans parler des gains de productivité évalués à 10%. En plus de contribuer à diminuer l’empreinte carbone grâce à une production plus propre, l’optimisation énergétique est un véritable levier de compétitivité.»

Plus d'informations: www.laplasturgie.fr