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Mise à l'eau de l'IMOCA Arkéa-Paprec de Sébastien Simon pour le Vendée Globe 2020

News International-French

23 Jul 2019

Après 7 mois d’assemblage dans les locaux du team à Port-La-Forêt, Arkéa Paprec est sorti du hangar, dévoilant sa carène plate destinée à exploiter toute la performance de ses foils. Un rêve qui se réalise pour Sébastien Simon, lui qui n’avait jamais navigué en IMOCA il y a quelques mois seulement.

Mise à l'eau de l'IMOCA Arkéa-Paprec de Sébastien Simon pour le Vendée Globe 2020

Mise à l'eau de l'IMOCA Arkéa-Paprec de Sébastien Simon pour le Vendée Globe 2020

Le skipper sablais, qui prendra le départ du Vendée Globe en novembre 2020, ne cache pas sa joie et sa satisfaction de mettre enfin à l’eau son bateau, un bateau pour lequel il s’est beaucoup impliqué.

« La construction était une partie du projet passionnante, c’est ce que je rêvais de faire. Ce bateau est à mon image. Nous nous sommes beaucoup améliorés par rapport aux bateaux de l’ancienne génération ».

Juan Kouyoumdjian, Vincent Riou et Sébastien Simon ont attaché une attention toute particulière au centre de gravité et au développé de surface du bateau :

« nous ne pouvons pas faire beaucoup mieux. Et nous avons tenu un rapport de poids qui est plutôt très bon, peut-être même meilleur que PRB qui est un bateau très léger. »

« le solitaire est un des critères fondamentaux pour le design et la construction »

Dessiné par l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian, le 60 pieds a été réellement pensé autour de ses foils, pièces maîtresses d’arkéa Paprec. Un objectif a guidé le travail de l’architecte et de Vincent Riou, directeur technique du projet : permettre à Sébastien Simon de prendre le départ du Vendée Globe à bord d’un bateau taillé pour le tour du monde sans escale et sans assistance.

Juan K. explique:

« C’est un foiler, nous l’avons conçu selon la nouvelle règle de jauge. La carène que nous avons imaginée permet d’exploiter davantage la performance des foils »

« Dans les vitesses basses, la coque est primordiale et dans les hautes vitesses, ce sont les foils. Il faut donc utiliser les statistiques et accepter de faire des compromis sur le design. « Quand tu as quelqu’un comme Vincent autour de la table à lire les statistiques, tu te rends compte de la chance d’avoir cet avis si précieux. Vincent a endossé le rôle de pivot central dans le trio que l’on a formé avec Sébastien. »

« Nous avons fait de l’orfèvrerie »

Vainqueur du Vendée Globe en 2004, Vincent Riou a coordonné la construction de ce foiler nouvelle génération, dans ses locaux à Port-La-Forêt. Celui qui avait déjà fait construire pour lui deux bateaux pour le Vendée Globe (un plan Farr et un plan VPLP / Verdier) a choisi cette fois d’assurer l’assemblage de A à Z.

Sébastien Simon:

« Nous avons été dans l’optimisation et n’avons pas fait de choix architecturaux délirants. »

Avec Sébastien, il a fédéré les expertises d’une quarantaine de personnes qui s’est investie pleinement dans la construction d’Arkéa Paprec. Une expérience incroyable sur le plan humain et une méthodologie qui a permis de maîtriser toutes les phases de cette construction jusqu’à la révélation ce jour des formes du monocoque.

Vincent explique:

« C’est un super bateau que l’on a construit avec une très belle équipe. Nous avons fait de l’orfèvrerie. Le bateau est superbe, mieux encore que ce que j’imaginais. Mais ma plus grande fierté est d’avoir réuni des femmes et des hommes autour de ce projet, d’avoir construit un groupe avec des expertises différentes, un groupe qui s’est très bien entendu durant toute cette phase de construction. »

Mise à l'eau
Des habitués, des fans de course au large, des touristes épatés de pouvoir voir de si près un « bateau du Vendée Globe », … Tous observaient le ballet des femmes et hommes en noir. Autour de l’imposante coque bleu et rouge, l’équipe technique de Sébastien Simon s’activait depuis le matin pour préparer le 60’ à sa première mise à l’eau.

Vincent Riou:

On découvre aujourd'hui le bateau sous un nouveau visage et dans son élément. C'est un moment très important dans le projet.

Sorti la veille du chantier, le monocoque dessiné par Juan Kouyoumdjian a été quillé. L’immense mât de 29 mètres a ensuite été placé sur le terre-plein près de la fosse en attendant de pouvoir prendre place pour la première fois. Puis le bateau a continué de faire l’objet de 1 000 attentions de la part d’une équipe qui l’a fait naitre pendant 10 mois de chantier. 

Ensuite, le grutier s’est installé, prêt à écouter les ordres donnés par Vincent Riou, directeur technique du projet. Il a fallu attendre quelques minutes avant de voir le bateau s’élever dans les airs et être dirigé vers l’eau ; chacun des membres de l’équipe assurant une tâche précise définie lors d’un ultime briefing deux heures auparavant. Puis, doucement, la quille d’Arkéa Paprec s’est approchée de l’eau. Une lente progression qui a fait monter l’émotion chez Sébastien Simon et son équipe. Quelques instants plus tard, le bulbe s’est enfoncé dans l’eau et la coque a pris place à la surface. C’est seulement à ce moment précis que l’ensemble du team a laissé éclater sa joie.

Le mât a ensuite pu être installé puis une partie du Team a embarqué pour emmener le 60’ au ponton.  

Entouré de ses partenaires, de ses amis, de sa famille, Sébastien Simon affichait alors un large sourire. Si la construction a été une formidable aventure humaine, le skipper d’Arkéa Paprec sait qu’une nouvelle page s’ouvre devant lui.

« C’est en quelque sorte un aboutissement. Nous sommes tous très fiers de ce que nous venons de réaliser. Je ne ressens pas de pression, je me sens plutôt euphorique. Il nous reste encore un peu de travail sur le bateau avant de pouvoir aller naviguer mais ça va venir vite maintenant »