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Un projet visant à éco-construire des voiliers en fibres végétales et résines biosourcées

News International-French

23 Jun 2016

Le projet EcoTransat a pour but de développer des voiliers éco-conçus et taillés pour la vitesse afin de faire un tour d'Europe en 2018 et une Transatlantique France-Brésil en 2019.

A l'origine d’EcoTransat, il y a l’envie d'organiser une course transatlantique sur des voiliers faciles à construire et peu coûteux. Le paradoxe suivant, bien connu des marins et aventuriers de la mer, a accompagné la réflexion de l'équipe: comment se fait-il que la navigation à voile, le mode de déplacement le plus écologique, se fasse sur des bateaux aussi peu recyclables?

L'équipe a rencontré un certain nombre de personnes à l’origine d'initiatives dans le domaine de l’éco-nautisme, dont certaines très prometteuses: Roland Jourdain qui a conçu le trimaran Gwalaz en fibre de lin; Corentin de Chatelperron qui a construit le voilier Tara Tari en fibre de jute, et Gold of Bengal; l’équipe de Fipofix et leur voilier en fibre de basalte; Catherine Chabaud et son programme «Le voilier du futur».


Quelques soirées à quai et en mer plus loin, l’idée a germé de développer un véritable projet d’entrepreneuriat social ancré dans une vision de transition écologique: construire des voiliers à base de fibres naturelles, dans un chantier naval géré sous forme coopérative. Le projet EcoTransat a vu le jour et prend forme, pas à pas. Une association, «Déferlante océane» a été créée, une équipe projet s’est constituée, accompagnée par des personnalités d’horizons divers.

A ce jour, le premier prototype des voiliers EcoTransat est en chantier au Grau du roi. Le centre de recherche de l'Ecole des mines d'Alès travaille sur la question des matériaux biosourcés. Le modèle économique du projet EcoTransat s’élabore.

Deux raids d'aventure collective sont prévus en parallèle pour tester les voiliers prototypes éco-conçus: un Tour de l'Europe en 2018 et une Transatlantique en 2019.

L'association désire promouvoir les solutions alternatives à la construction en fibre de verre et résine polyester, très polluante et non recyclable.

Les 2 raids serviront à éprouver sur le terrain ces bateaux éco-conçus : fiabilité, résistance, performance, impact sur l’environnement, facilité de mise en œuvre, prix de revient…

Dans ce but, l'association a lancé une campagne de financement participatif qui lui permettra de finir le premier prototype et de fabriquer le moule pour construire les cinq autres prototypes prévus.

Plus d'informations: www.ecotransat.com - www.zeste.coop